Test – Mavic Speedcity : un casque urbain pour toutes les saisons
Mavic s’est lancé sur le segment urbain avec notamment ce casque Speedcity. Un modèle élégant qui intègre une visière.
Pour
- Finitions de haute volée.
- Visière aussi efficace face au soleil que face à la pluie.
- Très confortable.
- Bon maintien.
- Kit hiver fourni.
Contre
- Moins adapté aux fortes chaleurs.
- Boucle standard.
Le Mavic Speedcity remplit parfaitement son rôle. Ce casque de vélo peut se porter toute l’année et protège aussi bien des chocs que des éléments (pluie, soleil, vent…). Une efficacité qui fera peut-être passer un peu plus facilement la pilule d’un tarif assez élevé.
Présentation
Mavic est un fabricant dont le nom est connu des amateurs de vélo. La marque française restait néanmoins cantonnée aux disciplines sportives, de la route au VTT. Mavic a décidé d’investir le segment qui connait la plus forte croissance : celui du vélo urbain.

L’entreprise est néanmoins restée dans ce qu’elle sait faire avec la proposition d’un casque, baptisé Speedcity. Un modèle urbain pensé pour être utilisé toute l’année et par tous les temps. Le Mavic Speedcity affiche de belles ambitions. Normal pour un casque lancé à 189 €.

Le Mavic Speedcity est proposé en 5 coloris et 3 tailles : S (52-56 cm), M (54-59) et L (57-61). À noter que le modèle gris n’utilise qu’une visière transparente et non fumée.
Bien fini, confortable et protecteur
Le Speedcity est assurément un casque qui attire l’oeil. Non pas qu’il soit particulièrement bariolé, mais il offre un mélange d’élégance et de sportivité qui ne laisse pas indifférent. La coque externe bicolore est moulée avec la partie intérieure en EPS. Cela permet d’offrir un assemblage sans faille et un casque qui conserve un format acceptable.

Avec 370 g dans sa version M, le Mavic Speedcity fait partie des casques de vélo à visière plutôt légers. Beaucoup de concurrents atteignent ou dépassent les 450 g. Résultat, le Speedcity s’oublie assez facilement. Pour notre taille S, Mavic annonce 350 g, nous en mesurons 347.

Le maintien du casque sur la tête est excellent. Le serrage occipital, à l’arrière du crâne, se fait à l’aide d’une molette précise et facile à utiliser. Notez qu’il n’est pas possible d’ajuster la hauteur de cette fixation. L’espace pour une éventuelle queue de cheval est présent, mais plutôt restreint. Cyclistes à cheveux longs, soyez avertis.

À l’intérieur du casque, des zones de mousses sont réparties pour attendrir le contact avec le crâne. Même sur de longues sorties, nous n’avons pas eu à nous plaindre du confort offert par le Speedcity. Une bonne chose.
Cette mousse amovible, pour être lavée si besoin, fait également office de filet à moustique. Elle oppose effectivement un filet aux entrées d’air frontales. Parfait pour éviter les intrusions de petites bêtes en roulant.

Pour un casque urbain, le Mavic Speedcity n’est pas avare en aérations. Le casque de vélo français offre pas moins de 17 orifices. Des trous dont l’ouverture est modérée malgré tout, pour éviter autant que faire se peut d’avoir les cheveux trempés en cas de pluie. Un choix qui rend forcément le Speedcity moins adapté aux fortes chaleurs que l’on pourra croiser en ville.

La protection face à la pluie est en revanche satisfaisante. Surtout, la visière se montre d’une grande utilité pour éviter les gouttes dans les yeux. Un joint sur la partie supérieure de la visière empêche l’eau de s’infiltrer. Sous notre simulation de pluie – un phénomène malheureusement trop rare en juillet dans le Vaucluse –, nous n’avons pas connu de fuite.

Les visières sur les casques de vélo ne sont pas toujours convaincantes. L’un des problèmes majeurs se trouve souvent du côté de leur trop faible longueur, qui laisse passer l’air et l’eau et gêne le champ de vision. Ici, nous n’avons pas eu ce genre de désagrément. La visière descend suffisamment bas pour que le rebord inférieur ne soit pas un obstacle.

En ville, il n’est pas toujours pratique de porter des lunettes de soleil avec un casque. Les lunettes non adaptées au sport possèdent souvent des branches épaisses qui peuvent ne pas se glisser parfaitement entre l’oreille et le casque. Avec sa visière le Speedcity permet de se passer de lunettes de soleil (protection niveau 1).

Certes, l’assombrissement n’est pas aussi important qu’avec une véritable paire de solaires, mais cela suffit à ne pas se trouver totalement ébloui. Une vertu qui se retrouve également face aux phares des voitures. Surtout, la visière s’adapte parfaitement aux passages du soleil à l’ombre.
Les cyclistes habitués aux lunettes de vélo trouveront forcément que la protection, notamment face au vent, est un peu moins bonne. Néanmoins, nous avons été globalement conquis par cette visière qui se montre polyvalente.

La sangle jugulaire est assez simple. Elle se place sans problème de part et d’autre des oreilles. Le réglage au niveau des mandibules se fait aisément. Nous aurions préféré un système d’attache magnétique pour la sangle, plutôt que la banale boucle. Cette dernière remplit toutefois correctement son office. Bon point, une bande de tissu entoure la sangle et la rend beaucoup plus agréable.

Si Mavic n’a pas intégré de dispositif d’éclairage sur son casque, la visibilité n’a pas pour autant été négligée. Le Speedcity compte des éléments réfléchissants sur les sangles et sur la molette micrométrique.
En hiver, casque et froid ne font pas toujours bon ménage. Porter un bonnet classique sous son casque n’est pas forcément une bonne idée, car cela peut réduire son niveau de protection. Mavic pense à tout et fournit d’office une protection contre le froid avec le Speedcity. Cette dernière s’intègre parfaitement au casque et protège efficacement les oreilles.
Un niveau de sécurité dans la norme
Le Mavic Speedcity répond évidemment aux exigences des normes de sécurités européennes. En France, c’est la norme CE-EN1078 qui prévaut. Elle encadre notamment la résistance aux chocs, la construction du casque et l’efficacité de son maintien sur la tête.

L’université américaine Virginia Tech et les Français de Certimoov proposent chacun des tests plus poussés, notamment sur la résistance face à certains chocs obliques, ignorés par la norme européenne. Malheureusement, le casque de Mavic n’a été évalué par aucune de ces deux entités.
Le casque de vélo Speedcity ne profite d’aucune technologie spécifique de protection telle que MIPS, Kineticore ou encore WaveCell.
Conclusion
Pour
- Finitions de haute volée.
- Visière aussi efficace face au soleil que face à la pluie.
- Très confortable.
- Bon maintien.
- Kit hiver fourni.
Contre
- Moins adapté aux fortes chaleurs.
- Boucle standard.
Note
Le Mavic Speedcity remplit parfaitement son rôle. Ce casque de vélo peut se porter toute l'année et protège aussi bien des chocs que des éléments (pluie, soleil, vent...). Une efficacité qui fera peut-être passer un peu plus facilement la pilule d'un tarif assez élevé.
Construction et ergonomie
Sécurité
Caractéristiques
-
Prix189 €
-
PratiqueUrbain
-
Nombre d'aérations17
-
Filet anti-moustiquesOui
-
Tailles casqueS 51-56
M (54-59)
L (57-61) -
Type de fermetureBoucle
-
ÉclairageNon
-
Poids (g)370 g
-
VisièreOui
Journaliste à vélo, expatrié dans le Luberon. Persuadé d'être un sniper de l'humour, qui ne rate jamais sa cible.